Comprendre et appréhender naturellement les infections génitales 1/2

 

Vaginites et mycoses

 

Il y a dans le vagin toute une population de bactéries et notamment les bactéries lactiques qui rendent le milieu acide. C’est cette acidité qui protège le vagin de toutes sortes de germes pathologiques. Si, pour une raison ou pour une autre l’équilibre du vagin est rompu, des champignons et des bactéries peuvent se développer et provoquer des pertes de couleur, consistance et odeurs variées, ainsi que des brûlures et des démangeaisons très désagréables.

Le vagin n’est pas un organe isolé, il fait partie du corps de la femme et ce qui lui arrive peut avoir une incidence sur sa santé. Nous sommes plus susceptibles d’attraper une infection si notre résistance est amoindrie par :

– Une autre affection

– Un régime alimentaire déséquilibré

– Un manque de sommeil

– Une anémie

– L’absorption de certaines hormones comme la cortisone ou la pilule

– Le stress

– De mauvaises pratiques d’hygiène

Très courantes, les infections à levures affectent 75 % des femmes en âge de procréer : 40-50 % de ces femmes auront des épisodes récurrents, tandis que 5-8 % auront des infections chroniques. Souvent la présence des infections à levures survient lors d’une perturbation de l’équilibre du milieu vaginal. La muqueuse vaginale est normalement protégée par la présence d’un germe : le bacille de Doederlein. Un bon équilibre de cette flore empêche la multiplication de levures et prévient ainsi les infections. Le milieu vaginal a un pH acide (3,8-4,4), mais plusieurs éléments peuvent déséquilibrer le pH : tampon, serviette hygiénique, le nylon, certains savons trop alcalins, le sucre, les contraceptifs oraux ou le stérilet, l’eau chlorée du bain, le sperme, etc. Ainsi, un traitement antibiotique pour une angine par exemple détruira les bacilles de Doederlein et favorisera une infection vaginale surtout à mycose. C’est pourquoi plusieurs femmes expérimentent une vaginite après la prise d’un antibiotique.

Facteurs de risques qui augmentent la prolifération de levures :

– L’utilisation répétée d’antibiotiques et/ou de stéroïdes

– Le stress chronique

– Une alimentation riche en sucres simples

– L’alcool

– L’utilisation de contraceptifs oraux

– Le diabète

– L’hypothyroïdie

– Un système immunitaire affaibli

Les symptômes sont :

– Démangeaisons et irritations vaginales

– Pertes blanches inodores

– Miction douloureuse

– Irritations et rougeurs

– Douleur ou une sensation de brûlure durant les relations sexuelles

Si l’infection n’est pas traitée rapidement, elle peut s’étendre du vagin à l’urètre et aux lèvres externes. Elle peut remonter dans l’utérus et les trompes, cela pouvant entrainer la stérilité ou un avortement. Des infections chroniques peuvent causer une croissance anomale des cellules du col et être un facteur favorisant le cancer par inflammation et irritation.

Quelles solutions ?

Le succès du traitement pour les vaginites à levures nécessite une approche globale fondée sur la réduction des facteurs de risque de prolifération des levures :

– amélioration de la fonction immunitaire;

– amélioration de la digestion et de l’élimination;

– soutien au bon fonctionnement du foie;

– l’inhibition de la croissance des levures.

Les recommandations générales souvent conseillées comportent trois volets.

La première est une diète alimentaire qui affame essentiellement la levure de son carburant principal : le sucre.                                                                  Deuxièmement, les bactéries bénéfiques telles que les lactobacilles et les bifidobactéries sont prises sous forme de probiotiques de qualité, parce que les bonnes bactéries font concurrence avec la levure et donc rééquilibrent la microflore. Troisièmement, les substances anti-fongiques naturelles sont conseillées pour tuer la levure.

La composante alimentaire du traitement est très importante, car la levure se nourrit de glucides. Les aliments recommandés pour ce « régime » sont plus élevés en protéines et en « bons » gras. Ceci inclus les oeufs, le poisson, le poulet, la dinde, les fruits de mer, le tofu, le tempeh, les noix et les graines, les légumes (peu de légumes racines), le yogourt de chèvre ou de vache fait avec des cultures vivantes.

Pour venir à bout de vaginites chroniques, il faut avoir une approche globale. Souvent, la prise de probiotiques seule peut s’avérer insuffisante chez certaines personnes. N’oublions pas que la levure prolifère lorsque le terrain est propice pour celle-ci. Il faut donc rééquilibrer le milieu et ceci demande de la patience.

En phase aigüe, la vaginite sera soulagée par les huiles essentielles grâce à leur puissant effet bactéricide, on les administrera par voie orale ou locale (ovules). On préconisera par exemple : la sarriette (satureja montana) pour son action anti-fongique, le tea tree (melaleuca alternifolia) anti-infectieux ou encore l’eucalyptus (eucalyptus globulus).

 

Le mal a dit… :

« Cette infection est naturellement reliée à mon engagement face à moi-même ou à mon partenaire par rapport à ma sexualité, à des situations, expressions et émotions non exprimées à la suite de certains conflits personnels antérieurs. Je remets en cause mon activité sexuelle et ma sexualité, mon ouverture à partager avec mon partenaire des aspects plus intimes de moi-même. L’infection risque de se produire dans la mesure où, par exemple, j’ai un nouveau partenaire et ma relation est très intime avec lui. Il y a des chances que je m’ouvre davantage à l’amour, au partage et au don. C’est nouveau pour moi et j’ai besoin d’un peu de temps pour traiter cette récente situation, même si le candida se manifeste . .
Le candida peut également découler du sentiment d’avoir été abaissé, d’être ou de se sentir sexuellement abusé par quelqu’un. C’est une forme de protection physique et sexuelle car l’irritation m’empêche de faire l’amour.

Qu’est-ce qui m’irrite tant ? Je vérifie quel est l’aspect intérieur de ma sexualité qui est dérangé et je trouve la véritable cause de l’irritation physique et intérieure. J’ai à prendre ma place dans la vie en me respectant. Je prends le temps de voir et d’évaluer ce qui se passe et j’accepte l’amour, l’ouverture et la patience intérieures autant que ceux de mon partenaire. »

 

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Sources : Mamamélis : manuel de gynécologie naturopathique à l’usage des femmes. (Rina NISSIM).  Le grand dictionnaire des malaises et des maladies (J.Martel)

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