Honorer son corps

Le Dr Catherine Kousmine disait :

« Votre corps est un temple, n’y faites pas entre n’importe quoi. »

Oui, notre corps est un temple et un temple, c’est sacré. C’est un endroit que l’on respecte, un endroit dans lequel on entre déchaussé, décemment vêtu, en silence pour pourvoir écouter ce que ce lieu a à nous transmettre. On entre généralement dans un temple pour se recueillir, méditer, communier avec Dieu, la Source ou ce qui parle à notre coeur, peu importe le nom qu’on lui donne. C’est un lieu dans lequel on se sent bien, en sécurité, protégé, accueilli à » bras ouverts » et il ne nous viendrait pas à l’esprit de lui manquer de respect par une attitude inappropriée.

Qu’en est il de notre corps…?

On entend souvent dire que le corps est un « véhicule », celui que notre âme emprunte pendant un certain temps pour effectuer son voyage sur Terre. C’est vrai en quelque sorte, un véhicule est un objet que l’on utilise pour se déplacer, pour voyager effectivement mais traitons-nous notre voiture avec la même déférence qu’un temple ? Bien souvent, non… On y écoute la radio à tue-tête, on y entre avec ses chaussures, on néglige parfois de la nettoyer, de faire la révision à temps, le contrôle des niveaux d’huile et d’eau, on ne lui donne pas toujours le meilleur carburant etc… et lorsqu’elle est vieille, abîmée, démodée, on la change et on recommence avec une autre…

Il y a bien longtemps que la dimension sacrée du corps humain a été oubliée, il est, depuis des décennies, considéré comme un objet dont on se sert, sans aucun égard et dans une totale inconscience de ce qu’il est réellement. Ces cinquante dernières années, on a vu le corps être utilisé comme outil de séduction, on n’hésite plus à avoir recours à la chirurgie esthétique pour lui donner une apparence « parfaite » pour coller aux standards de beauté des magazines de mode. A contrario, le nombre de personnes en surpoids augmente chaque année, de plus en plus de jeunes et même d’enfants sont obèses à force de « malbouffe », ils mettent leur santé en danger par ignorance et inconscience de leur parents, ce qu’ils transmettront à leur tour à leurs enfants etc…

N’est-il pas paradoxal de voir que la science fait des recherches de plus en plus poussées pour maintenir le corps en vie le plus longtemps possible et qu’en même temps, on impose des vaccins, on autorise l’utilisation de pesticides chimiques dans l’alimentation, d’additifs, de conservateurs, la vente libre de certains médicaments ??!!

Le plus grand des paradoxes est que l’être humain a peur de mourir or il détruit ce qui le maintient en vie…

Le corps humain a été réduit à l’état d’objet dont on use et abuse, on lui impose de « fonctionner » coûte que coûte, quel que soit son état « parce qu »il faut bien ». On ne l’écoute pas, ou plus, parce qu’on ne le considère pas comme étant vivant, on ne pense pas qu’il a des choses à nous dire, après tout ce n’est qu’un corps, un amas de cellules….

Nous vivons dans une société ou l’esprit domine la matière, une société yang où le yin n’a encore que peu de place, le « faire »prime sur l’Être, une société dans laquelle il faut paraître et non pas être. Or nous sommes des « êtres » humains et non des « faire » humains.

Le courant spirituel prend de plus en plus d’ampleur et c’est louable car c’est avec l’ouverture et l’éveil des consciences que le monde se transforme, que l’homme se reconnecte à sa nature véritable. Cependant, si on cherche la définition de « spiritualité » on trouve : « vie de l’esprit, caractère de ce qui est spirituel, indépendant de la matière. » « Indépendant de la matière », c’est bien là le problème… Généralement, quand on commence à s’intéresser à la spiritualité, on se coupe de la matière en se « perchant » dans les hautes sphères parce qu’on s’y sent mieux qu’ici-bas. En effet, c’est bien souvent suite à un choc dans notre vie, à un état de souffrance que nous cherchons du soutien, des réponses dans les livres spirituels. Nous nous y réfugions, car nous croyons que les réponses sont là et c’est en partie vrai puisque c’est bien dans ces livres, ces conférences que nous trouvons du réconfort et des réponses, en apparence en tout cas… Or si nous trouvons des réponses dans les livres c’est parce que nous les avons demandé, mais sans savoir que ces réponses sont déjà en nous, et même si nous l’avions su, ce n’est pas là que nous serions aller les chercher.

Il peut paraître absurde d’aller chercher quelque chose à l’extérieur, via une tierce personne (un auteur, un conférencier), de payer pour cela alors que nous avons tout en nous, à disposition et en abondance ! Mais c’est ainsi que nous avons appris à fonctionner, avec l’esprit, le mental (lire un livre, écouter une conférence se fait avec le mental), le masculin et agir ainsi c’est se couper d’une partie de soi même, notre partie féminine : notre corps.

Notre corps est un temple, notre corps est pure conscience, intelligence infinie. Il est, il vit dans le moment présent et se régénère d’instant en instant, il ne connait pas le passé ni le futur, chacune des ses cellules existe ici et maintenant. Notre corps est immortel tout comme l’âme, Dieu, la Source car le corps n’est pas séparé de l’esprit, ils ne font qu’un !

Il serait grand temps de donner au corps la place qu’il lui revient, de l’honorer au même titre que l’esprit car c’est en lui que se trouvent toutes les réponses. Il nous en donne en permanence, à nous de les écouter, d’entendre ses messages quels qu’ils soient car ils sont toujours pour notre plus grand bien.

Le corps sait !

 

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