Comprendre et appréhender naturellement les infections génitales : cystites, infections urinaires

Cystites, infections urinaires

 

Infections urinaires à répétition ? Vous connaissez bien les premiers symptômes : picotements puis douleurs et brûlures à la miction, dès ces premiers signes vous savez ce qui vous attend… Si les antibiotiques peuvent être efficaces sur le soulagement des symptômes, ils ne règlent pas le problème pour autant et n’empêchent pas les récidives. Afin de mettre un terme à ce calvaire, il est important de comprendre pourquoi les infections urinaires (cystites) se manifestent, comment y remédier et surtout prévenir leur ré-apparition.

Vous voulez en finir avec les infections urinaires à répétition ? Lisez ce qui suit attentivement…

En principe, l’urine et les conduits urinaires sont stériles. L’infection urinaire et l’inflammation de la vessie sont des affections qui atteignent essentiellement les femmes, défavorisées sur le plan anatomique. En effet, le canal entre la vessie et le méat est beaucoup plus court chez la femme d’où une contamination plus facile de vessie par des germes de provenance anale ou vaginale.

Il importe de ne pas sous-estimer les infections urinaires mêmes discrètes, dont la répétition peut, dans certains cas, entraîner de graves lésions rénales. L’infection urinaire est souvent limitée à la vessie (cystite), mais peut être plus grave si elle remonte jusqu’aux reins (pyélonéphrite). Les infections urinaires doivent être traitées rapidement, car elles peuvent causer des dommages aux reins.

Les symptômes les plus fréquents sont : mictions fréquentes, brûlures urinaires, douleurs au-dessus du pubis en particulier après la miction, faux besoin d’uriner. Certains signes peuvent faire suspecter une infection aux reins : douleurs lombaires, fièvre, nausée et vomissement, sang dans les urines. Dans ce cas, la consultation avec un médecin est requise. Attention, il y a des cystites sans symptômes! Les tests d’urine sont souvent employés pour diagnostiquer les infections urinaires, mais certaines femmes ont des symptômes sans que les bactéries soient présentes dans l’urine.

La cause de l’infection urinaire est souvent d’origine bactérienne (Escherichia coli). Cette bactérie se retrouve normalement dans une flore intestinale et vaginale, mais la bactérie peut s’introduire dans l’urètre et causer une infection. L’utilisation d’antibiotiques, les relations sexuelles, l’utilisation des contraceptifs oraux ou du diaphragme, le déséquilibre hormonal, le stress, une flore déséquilibrée par la présence d’une levure ou d’un parasite sont tous d’autres causes possibles d’infection urinaire.

Les femmes enceintes ont plus de risques de contracter une infection urinaire à cause de l’effet relaxant de la progestérone. Cette hormone relaxe tous les muscles lisses incluant le système urinaire, les tubules dilatés peuvent entraver le flux de l’urine et ainsi causer une stagnation de l’urine. Une urine qui stagne encourage la prolifération bactérienne et l’infection. En grossesse, une infection non traitée peut augmenter le risque de faire de l’hypertension, de faire de l’anémie ou d’avoir un travail prématuré.

Quels traitements ?

En médecine allopathique, des antibiotiques, des désinfectants urinaires et parfois des anti-inflammatoires seront prescrits. Pour elle, la seule cause de réapparition de l’infection c’est la re-contamination. Peu, voire rien n’est dit sur la raison de la chronicité or l’usage intempestif des antibiotiques peut être justement à l’origine de la chronicité !

Quelles alternatives en naturopathie ?

En tout premier lieu, la meilleure prévention est de boire beaucoup d’eau, au moins 2 litres par jour, en plus de tisanes, de jus de canneberge ou de vinaigre de cidre. Une bonne alimentation va supporter le système immunitaire et aider à maintenir un équilibre acido-basique adéquat pour le corps. En effet, un problème d’équilibre acido-basique peut être la cause de la chronicité des cystites. Il faut donc surveiller son PH urinaire avec des bandelettes de papier PH et tester la 2° urine du matin ainsi que celle du soir. Tant que le PH urinaire est en dessous de 7, l’organisme est en acidose. Il faudra donc réguler son alimentation en éliminant les aliments qui créent de l’acidité comme la farine raffinée, le pain et les pâtes blanches, le sucre, l’alcool, la viande rouge, le gras animal, les graisses hydrogénées, les excitants comme les boissons gazeuses, le thé, le café et le chocolat, les sucreries.

On optera plutôt pour des aliments comme : des navets pour ses effets diurétiques, dissolvant des calculs et revitalisant ; des poireaux pour leur richesse en sels alcalins, antiseptiques et diurétiques ; l’ail et l’oignon pour leur aspect antiseptique des voies urinaires ; des papayes et des ananas pour leurs effets anti-inflammatoires des voies urinaires. Privilégier une alimentation alcalinisante composée de végétaux crus ou peu cuits, des glucides non transformés, de « bon gras » et plus de protéines végétales.

Pour soulager les symptômes et traiter l’infection, on privilégiera l’utilisation des huiles essentielles. Les H.E. sont actives sur les germes des voies urinaires car elles ont un effet d’assainissement du dysmicrobisme intestinal, souvent lié aux infections urinaires à répétition. Elles peuvent avoir aussi une action locale sur les muqueuses urinaires et génitales.  On citera les H.E. dites majeures, très efficaces sur les germes urinaires : Origan d’Espagne, Cannelle de Ceylan, Cannelle de Chine, Sarriette des montagnes, Tea-tree, Cajeput, Niaouli, Myrte, Santal, Canneberge.

Par ailleurs, et aussi contradictoire que cela puisse paraître, on pourra se débarrasser de la bactérie par le sucre ! En effet, Le D-Mannose est un sucre simple, cousin du glucose qui recouvre les cellules du tractus urinaire. On en trouve aussi en relativement grandes quantités dans les pêches, les pommes, les oranges et certaines baies telles que les myrtilles ou la canneberge. Le D-Mannose s’est ainsi imposé comme un moyen de traiter les cystites en quelques jours et sans tuer la moindre bactérie !

Comment cela fonctionne-t-il ?

Pour provoquer une cystite, la bactérie doit trouver un moyen d’adhérer aux cellules de la vessie et du conduit urinaire. Pour ce faire, elle utilise des petits poils appelés « franges » dont l’extrémité est constituée d’une glyco-protéine appelée lectine et programmée pour s’attacher à la première molécule de sucre mannose qu’elle rencontre. Or, les molécules de mannose (produites naturellement dans les cellules du conduit urinaire) recouvrent la surface des cellules du tractus urinaire. Ici, elles agissent comme un velcro dans lequel les franges de E-coli vont s’accrocher facilement. Lorsque l’on prend du D-mannose, les petites molécules sucrées qu’E-Coli aime tant se trouvent non seulement à la surface des cellules urinaires mais également dans l’urine. Il en résulte qu’une grosse part des bactéries vont s’attacher au D-mannose flottant dans l’urine et seront éliminées dans les toilettes. Les quelques E-coli qui parviendront à se fixer sur les molécules de D-mannose seront des proies faciles pour les globules blancs et les autres agents du système immunitaire.

Le D-mannose comme la canneberge fonctionne donc, lui aussi, en piégeant la bactérie. Il ne présente aucun effet secondaire. Grâce à son efficacité et à sa non-toxicité, les femmes, même enceintes, peuvent le prendre préventivement.

Enfin, l’utilisation abondante de tisanes diurétiques, loin des repas, est recommandée : reine des prés, aubier de tilleul, bruyère, ortie blanche par exemple.

En prévention, on préconisera de suivre des règles simples d’hygiène, de protéger la flore intestinale et vaginale en évitant les antibiotiques et en ayant un régime diététique adapté.

Notez également qu’on évitera autant que possible les émotions négatives, la peur, le stress, l’angoisse qui provoquent des fuites d’énergie qui créent un dérèglement de l’ensemble de l’appareil urinaire et qui entraînent une infection. Le rein est l’organe de la peur !

Le mal a dit… :

« Comme c’est une infection, cela implique que ce malaise est très souvent relié à de la colère que j ‘ai accumulée. Ce peut être aussi du ressentiment, de l’irritation ou tout autre sentiment brûlant qui touche de nouveaux aspects de moi-même ou de mes relations personnelles. Comme dans le cas d’une vaginite, je peux vivre un sentiment de frustration par rapport à mes relations sexuelles. Puisque mon système urinaire et mon système reproducteur (vagin) sont en communication, l’un peut affecter l’autre. Il se peut que mes relations sexuelles aillent admirablement bien et que je ne comprenne pas pourquoi je vivrais de la frustration. Justement parce que tout va très bien, je peux me demander : « Pourquoi a-t-il fallu que j’attende autant d’années pour réussir à avoir des relations sexuelles satisfaisantes ? De là peuvent venir ma frustration et ma colère non exprimées. Aussi, par exemple, une cystite peut survenir à la suite d’une séparation. N’ayant pas été capable d’exprimer mes émotions négatives, des peurs font surface ainsi que des conflits intérieurs par rapport à ce qui s’en vient pour moi. Ayant de grandes attentes non comblées, je blâme les gens qui m’entourent pour ce vide et, la plupart du temps, mon conjoint en écope. Je vais de frustration en frustration puisque je laisse aux autres la responsabilité de mon bien-être. Il est donc temps que je me prenne en mains, que j’accepte la responsabilité de ma vie. Je prends la décision d’aller de l’avant, je renais à moi-même, indépendamment des relations présentes et antérieures. »

ATTENTION : l’usage des plantes, quelque soit leur forme, doit être supervisée par un professionnel de santé (naturopathe, médecin, pharmacien). De plus, chaque femme étant différente, les conseils doivent être individualisés.

PRENEZ RDV POUR UNE 1ERE CONSULTATION EN CLIQUANT ICI 

Découvrez les 7 aliments indispensables à votre santé de femme,
téléchargez gratuitement votre ebook

↓↓↓

Si vous souhaitez partager cet article, merci de le faire dans son intégralité et faire référence au site www.vertemeraude.com

Sources : Mamamélis : manuel de gynécologie naturopathique à l’usage des femmes. (Rina NISSIM).  Le grand dictionnaire des malaises et des maladies (J.Martel)


Comments

comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.